Retour dans mes souvenirs!

Bleuets sauvages lors d’une cueillette sur la Côte-Nord

Retour dans mes souvenirs!

septembre 7, 2026 audrick Comments Off

Journal L’Éveil
Septembre 2026 — Volume 49
Auteur : Anita Gauthier, L’Éveil

À la mi-août je suis allée cueillir des bleuets sur la Côte-Nord, à Colombier pour être précise. Depuis plusieurs années nous y allons, c’est comme un pèlerinage.

Nous y passons de 3 à 4 jours. Ce ne sont pas des champs cultivés. La cueillette se fait sous les tours d’hydro, parmi les brousses et les rochers sans oublier le sable et les mouches.

Habituellement nous apportons un lunch et piqueniquons sur place assises par terre ou sur une roche. Cette année pour une raison obscure je me suis mise à penser au temps où, avec maman, nous allions cueillir les petits fruits, fraises ou framboises.

Tous les enfants de 3 ans et plus y allaient. Les contenants pour la cueillette étaient proportionnels à l’âge de l’enfant. Petit enfant, petit contenant. Je me souviens des petits verres qui ne contenaient que 10 à 15 fraises.

Je ne sais pas pour mes frères et sœurs mais moi j’aimais ça. Je savais que nous ferions un piquenique et qu’il y aurait des sandwichs à la banane ou au paris pâté et exceptionnellement du cola.

Nous passions toute la journée dans le champ de « fraises » et revenions à la maison les mains, les genoux et même le fond de culotte rouge de jus de fraises et le visage rouge de soleil. Nous avions passé une journée, non à travailler mais à être ensemble.

Quand venait le temps des framboises, il y avait aussi des piqueniques et parfois quand nous allions près de la rivière on en profitait pour se baigner. Ce qui était moins le fun c’est qu’on revenait à la maison les mains et les bras égratignés.

Ces jours de cueillette étaient comme des occasions d’aventures. Au début les sorties se faisaient avec le cheval et toute la famille sur la « wagine » comme on disait. Par la suite, ce fut en tracteur et plus tard en voiture.

Toutes ces sorties avaient une chose en commun, c’était le plaisir d’être ensemble, de passer une journée au grand air, le fameux « piquenique » et de savoir que maman serait fière de nous.

Cet article est paru dans le Journal L’Éveil, Volume 49 — Septembre 2026.